La saga X-Men au cinéma : 20 ans d’évolution

Si la saga X-Men n’est pas encore tout à fait terminée , en attendant la sortie des Nouveaux mutants ce mois-ci ( si tout se passe bien … ) après 20 ans d’existence depuis le premier film réalisé par Bryan Singer, c’est le moment opportun pour revenir sur cette saga hors-normes, certes inégale mais passionnante et surtout primordiale dans l’histoire des films de super-héros. Il ne s’agira pas ici de proposer une critique approffondie de chaque opus de la saga mais plutôt de revenir sur son histoire, ses évolutions et les différentes thématiques qui la traversent. Ainsi que ces rapports particuliers avec les autres films de super-héros, notamment le MCU.Retour sur ces 20 années de mutation, pour le meilleur et pour le pire.

Les comics c’est sérieux

Le premier X-Men apparaît dans un contexte autre pour les super-héros au cinéma , la saga Batman est au point mort après les excentricités de Joel Schumacher, seul le succès surprise de Blade, film hybride ( comme son personnage ) entre l’horreur et le cinéma d’action, est à même d’encourager des producteurs à investir dans des adaptations de comics. Le premier Spider-Man n’est même pas encore sorti. Pour justifier le projet et ne pas trop troubler le grand public, la direction choisie pour adapter les mutants au cinéma sera celle de la sobriété. Pas de costumes aux couleurs vives ( bye bye les costumes jaunes que nous retrouverons dans First Class ) ni de méchants qui cabotinent , mais un humour discret et surtout de vraies thématiques sociétales mises en avant. Des thématiques sociales évidemment déjà présentes dans les comics originels où les mutants apparaissent dans l’univers Marvel comme la métaphore parfaite pour toutes les minorités et les discriminations qu’elles subissent. Racisme, sexisme, homophobie ou encore transphobie, ces maux se retrouvent cristallisés par les mutants et par leurs rapports avec le monde extérieur.

Cet aspect sérieux s’explique aussi par l’implication de Lauren Shuller Donner à la production. Cette dernière , compagne de Richard Donner reprendra la même méthode utilisée par ce dernier pour faire accepter au grand public la vision d’un film de super-héros, en l’occurrence Superman.. Si pour Superman on décide d’engager des acteurs prestigieux ( Brando ) et un scénariste plus que jamais en vogue ( Mario Puzo auréolé du succès du Parrain ) pour les X-Men , point de véritable stars au casting mais un réalisateur habitué à la retenue et aux questionnements psychologiques de ses personnages en la personne de Bryan Singer qui aura dans le futur , une emprise considérable sur toute la saga X-Men. Dans ce premier opus on retrouve déjà des éléments qui seront encore présents durant le reste de la saga, le plus important étant la relation entre Xavier et Magnéto, à la fois cœur émotionnel et thématique de la série mais aussi par moments, sa plus grande faiblesse.

Old friend

Improvisé par McKellen et Stewart, cet appellation  »vieil ami’ illustre parfaitement la relation complexe qu’entretiennent les personnages de Xavier et Magnéto, une relation où se mélange respect , sympathie mais aussi un profond désaccord idéologique. Dès la scène d’ouverture du premier opus,le ton est donné : Magnéto est un rescapé d’Auschwitz, il a vu le pire de l’humanité et a grandi dans la haine. Le parallèle entre Martin Luther King et Malcom X que ces deux personnages illustrent, sera repris au mot par Singer comme un autre moyen de légitimer l’importance de ces récits de mutants auprès de la critique. Et il est vrai que ces personnages, brillamment incarnés par Stewart et McKellen , illustrent avec brio les questionnements liés à la question militante. Surtout , plutôt que de définir clairement un antagoniste, la relation si étrange qu’on Xavier et Magnéto force le spectateur à se questionner sur le véritable statut de Magnéto dans le récit. Oui Magnéto est littéralement nourri par la haine, mais pouvait-il en être autrement ?

Réalisé et co-écrit par Matthew Vaughn, X-Men First Class naît à partir des cendres d’un projet avorté , un prequel consacré à Magnéto. Des restes du script de ce projet seront alors réutilisées dans la première demi-heure de First Class. Le film narrant la création des X-Men il propose donc aussi de raconter les origines du professeur Xavier ce qui permet dans cette fameuse demi-heure d’assister à une construction en miroir passionnante et plus que jamais révélatrice des relations entre ses personnages. Nous savions en tant que spectateur , que Magnéto avait survécu aux camps d’Auschitw, mais First Class ( même si l’on pouvait le deviner ) révèle à quel point Charles Xavier a été plus que privilégié , comme en témoigne les piques qu’adresse Magnéto à Xavier concernant la taille de son château. Xavier n’a sûrement pas eu besoin de se cacher malgré son statut de mutant, il n’a jamais subi de discriminations d’autant plus que sa mutation est invisible. Tout ceci pour démontrer qu’il est plus facile de promouvoir un militantisme pacifique quand on n’a pas été confronté à la haine et à la discrimination. Même si, à travers une très belle scène dans First Class encore, Xavier ressent un échantillon de la douleur de Magnéto lorsqu’il essaye d’apaiser son esprit.

Malheureusement cette relation passionnante sera , au fil des films, utilisée à outrance, quitte à lasser le spectateur et même ses propres comédiens ( à part peut être McAvoy ). Si le statut d’antagoniste de Magnéto est intéressant de par ses motivations , son passé et son appartenance au peuple qu’il veut libérer, il est malheureusement trop souvent traité comme un ressort scénaristique facile , souvent dans le but d’offrir une nouvelle menace pour le dernier acte. Problème, ce revirement de situation ne surprend plus personne donne quasiment lieu aux mêmes arguments et surtout un retour au même status quo. Aucun des deux personnages ne faisant de choix extrêmes menant ses personnages à une situation de non-retour. Si le fait d’avoir engagé McAvoy et Fassbender a énormément re-dynamisé le rapport entre les personnages , une écriture facile aura même réussi à gâcher le talent de ces comédiens. Difficile par exemple dans X-Men Apocalypse de ne pas voir dans le meurtre de la famille de Magnéto, une énième tragédie pour forcer le personnage à revêtir le costume de Magnéto et jouer un mauvais tour aux humains. La seule nouveauté dans cet opus réside dans le fait que sa rage est instrumentalisée par un personnage plus puissant que lui, mais on y reviendra.

Notons tous de même que le personnage de Magnéto notamment à eu droit à de nombreuses scènes spectaculaires, que ce soit son évasion dans X-Men 2 ou le déplacement du San Francisco Bridge ou bien sa fameuse scène en Argentine ( bien aidé par un thème ravageur d’Henry Jackman ) .

Lutte fraternelle

L’une des particularités de la saga X-Men réside dans son traitement des antagonistes, que l’on a déjà évoqué à travers le personnage de Magnéto souvent utilisé comme ressort factice en guise de dernier acte. Mais la véritable différence est que les scènes d’action mettent souvent en scène des luttes fraternelles et que cela conditionne le rapport qu’a la saga avec la notion de spectacle. Les X-men sont différents des Avengers par exemple, il ne défendent pas l’univers tout entier face à une invasion alien, bien souvent ( en ce qui concerne la saga cinématographique en tout cas ) les mutants s’affrontent entre eux et l’enjeu n’est pas tant la question de survie de l’humanité , qu’un désaccord idéologique. Cela étant annoncé il est difficile de mettre en scène des moments d’action purement jouissifs où les personnages peuvent utiliser leurs pouvoirs sans retenue. C’est pour cette raison que le climax du premier Avengers a tant marqué le public, pour la première fois une équipe de super-héros combinaient leur pouvoir face à une menace clairement identifiée.

Mais les mutants ne s’affrontent pas qu’entre eux, considérés comme des parias par le reste de l’humanité ( et donc par extension de ses autorités) ils vivent au quotidien une paix fragile dans un monde où le simple fait d’utiliser leurs pouvoirs devant des non-mutants est susceptible de renforcer leur crainte envers eux. Difficile à nouveau de faire usage de ses pouvoirs sans limite dans un tel contexte. A moins d’en subir les conséquences . On sait lorsque Pyro explose des voitures de police dans X-Men 2 que cet acte aura des conséquences et qu’il ne fera qu’augmenter la crainte envers les mutants. Ainsi, si la scène d’ouverture de Days of Future Past semble enfin nous donner ce que l’on attend en termes de chorégraphies et de combinaisons de pouvoirs, c’est parce qu’une partie de l’intrigue du film se déroule dans le futur dans un contexte différent.

Il serait aussi malhonnête d’évoquer la timidité de la saga X-Men face aux scènes d’action sans parler de Bryan Singer, qui ne dirige quasiment aucune des scènes d’action marquantes de la saga ( Diablo à la Maison Blanche par exemple ) où lorsqu’il le fait c’est souvent sans idée. De son propre aveu ce n’est pas ce qui l’intéresse avec ces personnages, un regret sachant qu’au même moment Sam Raimi prouvait à tout Hollywood que l’on pouvait rester proche de ses personnages et de leurs thématiques tout en proposant des morceaux de bravoure dantesques ( et toujours indépassés ) . Si Bryan Singer tentera d’aller vers plus de spectacles ( et de couleurs ! ) dans X-Men Apocalypse, ces tentatives sembleront hors de propos et en décalage avec le reste de la saga. A posteriori le film X-men le plus spectaculaire restera X-men l’affrontement final réalisé par Brett Ratnner , dont l’approche pourra être résumée par son traitement du personnage du Fléau qu’il voit comme un bourrin qui fonce dans les murs avec sa tête. Étrangement, il existe dans ce film quelques scènes marquantes, notamment une jolie scène entre Cyclope et Jean Grey et un plan final sublime.

L’arme X

Impossible d’évoquer les X-Men au cinéma sans parler d’Hugh Jackman, ce dernier doit tout au personnage de Wolverine qui l’a , en plus , obtenu à la dernière minute, à la place de Dougray Scott occupé sur le tournage de Mission Impossible 2. Jackman incarnera Serval dans pas moins de 9 films, avec des scénarios plus ou moins heureux mais toujours avec cette même hargne et ce flegme propre au personnage. Tout comme Rogue, Logan est la porte d’entrée du spectateur dans le premier X-Men, il découvre l’école, vanne les professeurs, malgré son statut de marginal, il est le personnage le plus terre à terre du film et le point d’encrage parfait pour le spectateur. Essai transformé pour le premier opus, le second, conscient de la popularité du personnage et du travail convaincant de Jackman, décide de réserver une partie de l’intrigue aux origines de Logan, ce dernier d’ailleurs finit par décider de ne pas connaître ses origines mais de devenir un membre actif des X-Men. Pas de soucis , ses origines seront bientôt connues du grand public.

Alors que la trilogie X-Men vient de se clore avec une réussite mitigée, les pontes de la Fox préfèrent se tourner vers la production de plusieurs prequels, notamment un sur Magnéto. Evidemment un prequel dédié à Wolverine est discuté, Jackman est tenu au courant avant même la sortie de l’Affrontement final. Le projet l’emballe évidemment, la question des origines de Wolverine ont toujours été au coeur des discussions de fans de comics, et pour cause, ces dernières sont restées mystérieuses pendant plusieurs décennies avant qu’Andy Kubert décide de se risquer à les raconter. Heureusement , le comics sera une réussite, son adaptation en revanche n’aura pas cette chance. Réalisé par le pourtant prometteur Gavin Hood, et écrit notamment par un des deux showrunners de Game of Thrones en la personne de David Benioff, le film est à juste titre considéré comme un des pires films de super-héros. Malgré un générique intelligent, le film s’embourbe très vite dans un script facile pour ne pas dire bête, sorte d’actionner dopé aux éléments de science fiction, aux retournements de situations inutiles et bien souvent proche du cliché ( la femme de Wolverine qui ne meurt pas finalement etc ..). Une véritable déception pour les fans du personnage et pas seulement, le film prenant la peine de massacrer plusieurs personnages en même temps , notamment Deadpool qui heureusement aura sa revanche.

Malgré sa mauvaise réputation et un accueil critique désastreux, le film fut un énorme succès commercial, preuve de la popularité de Wolverine et de son interprète. Un autre film centré sur le personnage est alors mis en production 4 jours seulement après la sortie du film de Gavin Hood, pas un prequel cette fois-ci mais une suite directe du dernier opus de la trilogie. Cette suite était néanmoins déjà teasé dans une scène post-générique d’Origins Wolverine finalement rétirée où l’on voyait Wolverine dans un bar au Japon. Car ce second film adapte une série de numéros écrit par Frank Miller racontant les aventures de Wolverine au Japon. L’accent étant mis sur le décalage entre les manières rustres du personnage et le raffinement propre à la culture japonaise, mais aussi des liens entre les valeurs de Wolverine et le code d’honneur des samouraïs. La réalisation est confié dans un premier temps à Darren Arofonosky qui entend réaliser un film hors continuité , il quittera finalement le poste, ne pouvant rester éloigné de sa famille pendant le temps de la production et du tournage. C’est finalement James Mangold qui hérite du projet, un réalisateur solide, passionné des westerns et réalisateur du salué biopic consacré à Johnny Cash.

Là où le film précédent enchaînait les péripéties au mépris de la cohérence, celui de James Mangold préfère prendre son temps quitte à tuer le rythme du film , traversé malgré tout par quelques scènes spectaculaires notamment la scène du train. Malgré ces légers soucis , Mangold et Jackman se sont trouvés sur ce projet, ils partagent la même vision pour le personnage et la même envie de prendre leur temps pour raconter une histoire et respecter ses personnages. Malgré un succès public mitigé Mangold est maintenu à la barre pour le prochain film mettant en scène Wolverine avec encore une fois l’adaptation d’un comics culte : Old Man Logan. Ce comics écrit par Mark Millar cette fois-ci dépeint les péripéties d’un Logan plus vieux et fatigué , la rencontre d’un comics Wolverine et d’Impitoyable de Clint Eastwood. De ce comics Mangold gardera seulement l’aspect visuel de l’environnement dans lequel il se déroule , le scénario lui suivra sa propre voix et pour une fois l’aspect foutraque de la timeline de la saga sera un avantage pour ce film tant il pioche ici et là des éléments liés à la continuité de la saga, mais de par son placement dans un futur proche , peux aussi être perçu comme un film hors-continuité.

Canon ou pas , l’essentiel ici est d’offrir au personnage de Logan un chant du cygne digne du personnage iconique qu’il est. Et c’est peu dire que c’est une réussite. Là encore Mangold prend son temps mais sa gestion du rythme est parfaite, le film prend le temps de passer du temps avec ses personnages. Fan de western depuis toujours , Mangold a bien compris depuis longtemps l’importance de laisser du temps aux personnages d’échanger entre eux, notamment durant des scènes de repas. Mangold fait aussi très peu de cadeaux à ses personnages, il prend ainsi le temps de présenter toute une famille de fermiers avant de les faire disparaître froidement quelques scènes plus tard. Surtout Logan peut enfin laisser la violence du personnage de Wolverine éclater, il aura fallu attendre sa dernière apparition pour voir cela. La question de la violence du personnage de Wolverine a toujours été un casse-tête pour les films précédents, comment montrer la violence du personnage dans un film grand public et surtout sans rendre le personnage moins sympathique ? Ainsi bien souvent ses accès de colères seront montrés hors-champ même lorsque l’ambition sera de rendre hommage au comics L’arme X ( qui illustre l’aspect douloureux de la transformation de Wolverine ) comme dans X-Men Apocalypse.

Logan a des allures de film parfait, ou en tout cas de film de super-héros parfait, il offre aussi une très belle dernière apparition de Patrick Stewart en Charles Xavier, Stewart qui offre d’ailleurs une partition sublime en nous montrant un Xavier tour à tour bougon, amusant mais bien souvent brisé. Le film réussi aussi à imbriquer dans son script des éléments politiques sans jamais insister lourdement dessus, ces éléments s’imbriquent naturellement dans le récit ( la question des lanceurs d’alertes, la gestion des pesticides par les grands groupes industriels) là où certaines œuvres ( BvS) super-héroïques manquaient parfois de délicatesse sur ces questions. Surtout Logan est un nouveau chapitre dans l’histoire des super-héros au cinéma, il montre pour la première fois des icônes en fin de vie, aux utopies dépassées, qui ont échoués, le genre commence à être conscient de sa propre fin imminente tout en laissant la possibilité à une nouvelle génération de prendre les reines.Dans un sens, le tandem Jackman-Mangold partage les mêmes intentions cinéphiles que le duo Cruise- McQuarrie, un amour pour l’artisanat du cinéma d’action d’atant sans jamais être passéiste. Enfin, en guise de dernier plan, peut être le plus beau de la saga.

Le grand détournement

Juste après X-Men origins Wolverine, la question d’un film dédié au mutant rigolard Deadpool est discutée, avec Ryan Reynolds en lead. A noter que le personnage appartenait d’abord au studio New Line. Pourtant le traitement du personnage dans Origins Wolverine était déjà ultra problématique, difficilement reconnaissable dans un premier temps, il finira la bouche cousue, insulte ultime pour un personnage dont la verve est légendaire. Pour remédier à cela on annonce un reboot complet du personnage et un retour au comics, Rhett Reese et Paul Wernick se charge du scénario mais le film reste en gestation pendant plusieurs années. Finalement c’est un leak plus ou moins accidentel d’une séquence d’action prévisualisée qui enthousiasmera les fans et les encouragera à militer pour un film Deadpool. Sans oublier l’implication de Ryan Reynolds qui s’est battu pendant des années pour incarner ce personnage , qui, lui colle magnifiquement à la peau. C’est donc Tim Miller qui dirigera Deadpool avec beaucoup de réussite au box-office malgré la violence de certaines scènes.

Une réussite qui s’explique par plusieurs facteurs mais surtout par la qualité de son adaptation du personnage et surtout de l’intégration de ses caractéristique méta au sein du genre des films de super-héros. Le film arrive à point nommé où les films de super-héros pullulent sur les écrans, désormais le grand public a réussi à identifier certains codes du genre, des codes qu’il est donc facile de détourner. Deadpool se moque ainsi des atterrissages super-héroïques mais aussi du propre univers dans lequel il évolue, taclant au passage la timeline foireuse des X-Men. Ici l’aspect parfois trop sérieux ou trop cérébral de certains films de la saga qui, parfois trop concernées par les questions sociales qu’ils soulèvent en oublie la notion de divertissement, est une aubaine tant Deadpool est en décalage auprès de ces questions. Il apporte ainsi une véritable bouffée d’air frais dans cet univers qu’il rend ainsi plus sympathique aux yeux du public.

Surtout Ryan Reynolds semble né pour incarner ce personnage qui esquive toute discussion sérieuse par une blague, comme pour échapper à une réalité trop déprimante pour l’affronter frontalement ( un cancer ) une certaine émotion existe même dans le regard que Reynolds lance sur sa compagne qu’il voit peut-être pour la dernière fois. Cet aspect clown-triste disparaîtra malheureusement de la suite mais il est pourtant le cœur émotionnel du premier film et ce qui le rend attachant. Quelques mots sur la suite néanmoins, un véritable réussite narrative qui joue encore une fois brillamment avec les attentes du spectateur et qui s »amuse notamment avec la structure d’un certaine suite réalisée par James Cameron. Reste à savoir si , une fois sous les reines du MCU et ainsi de Disney, le personnage conservera son aspect subversif. Si c’est le cas et que les scénaristes peuvent jouer avec l’univers Marvel comme c’est le cas dans certains comics, les possibilités sont réjouissantes et presque infinies. Deadpool apparaissant comme le bouffon ultime, se moquant de tous et même des défauts des grandes majors.

Un nouvel eldorado

Comme dit précédemment, les X-Men appartiennent désormais à Disney, une conséquence directe du rachat de la Fox par cette dernière. En attendant la sortie ( presque technique ) des Nouveaux Mutants de Josh Boone qui de toute façon n’ouvrira sur aucune suite, il est toujours bon de se questionner sur l’avenir des mutants et de leur possible intégration dans cet univers. La question du format pourra se poser, en effet un format sériel pourrait s’appliquer parfaitement aux péripéties mutantes tant le comics original possèdes des caractéristiques propres au format feuilletonnant. Un lieu unique ( le manoir Xavier) , un aspect teen-movie étant donné que les mutant sont au lycée, un roaster de personnages principaux qui peuvent vieillir et être remplacés ( des élèves qui finissent par devenir professeurs ), la possibilité d’avoir des intrigues proches du soap pour la majorité de la saison et de finir par un event en season finale. Les X-Men comptent déjà quelques réussites en matière de séries télé ( Légion ou encore X-men évolution ).

Mais surtout leur intégration dans le MCU semble problématique, dans un univers où les super-héros existent déjà et ne sont pas craints par la société du fait notamment d’avoir sauvé l’univers , difficile de croire qu’une branche spécifique de ces super-héros seraient discriminés par le este de la population tandis qu’Iron-Man serait encore un héros mondial. C’est pourquoi la perspective d’un multivers Marvel avec un univers propre au X-Men serait la bonne solution pour échapper à ces questions de cohérence d’univers. D’ici là wait and see mais quelque chose me dit que l’on a pas fini d’entendre parler des mutants, pour le meilleur espérons.

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